Plus de 250 professionnels de la santé gallois, dont des médecins, des infirmières et des travailleurs paramédicaux, se sont unis sous la bannière de « Our Duty of Care » pour exhorter le Senedd à rejeter une motion de consentement législatif (MCL) pour le projet de loi de Westminster sur les adultes en phase terminale (fin de vie). Dans une lettre ouverte publiée le 12 janvier 2026, le groupe avertit que la législation met en danger les patients vulnérables, compromet les pouvoirs sanitaires décentralisés du Pays de Galles et constitue un piètre substitut aux soins palliatifs sous-financés.
Le projet de loi, qui autoriserait l’aide au suicide pour les adultes en phase terminale ayant moins de six mois à vivre en Angleterre et au Pays de Galles, est examiné à la Chambre des Lords avec plus de 1 000 amendements, un record pour un projet de loi d’un député. Pour le Pays de Galles, l’approbation du Senedd est requise en raison des implications sanitaires décentralisées. Les signataires, dont l’ancienne médecin hygiéniste en chef, Dame Deirdre Hine, et des professeurs de médecine palliative, soulignent de graves lacunes : accès inadéquat aux soins palliatifs dans un quart du Pays de Galles, conflits avec le plan de prévention du suicide du gouvernement gallois (2025-2028) et risques de normalisation du suicide dans un contexte de pauvreté ou de handicap.
Ils dénoncent les clauses « Henri VIII » qui permettent aux ministres britanniques de passer outre les réglementations galloises, ainsi que le chaos transfrontalier qui touche des milliers de patients. La Dre Victoria Wheatley, consultante en soins palliatifs, a déclaré : « Les personnes vivant dans un quart du Pays de Galles n’ont pas accès à un lit d’hospice. Cela signifie qu’elles n’ont pas de réel choix. Financer un service de suicide parrainé par l’État sans d’abord garantir des soins palliatifs complets n’est pas la bonne approche. »
La Dre Sarah Davies a ajouté : « Ce vote concerne les détails du fonctionnement de la législation au Pays de Galles. Il ne s’agit pas d’un vote général sur l’éthique du suicide assisté. » Cette lettre est une défense essentielle du caractère sacré de la vie contre les excès progressistes, qui privilégie l’investissement dans les hospices, le soutien psychologique et la gestion de la douleur plutôt que l’euthanasie.













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