Le Polonais Nawrocki prononce un discours devant les fidèles catholiques sur l’immigration

Dans une prise de position audacieuse pour la souveraineté nationale, le président polonais Karol Nawrocki est entré dans l’histoire en tant que premier président en exercice à se joindre au pèlerinage annuel des supporters de football au lieu catholique le plus sacré de Pologne, le monastère de Jasna Góra à Częstochowa. Le 11 janvier 2026, au milieu des chants de « Dieu, honneur, patrie » et des fusées éclairantes rouges, Nawrocki s’est adressé à des milliers de partisans patriotiques, appelant à des frontières sûres et à une « Pologne sans immigrants illégaux ».

Nawrocki, ancien boxeur et supporter du Lechia Gdańsk aux racines d’extrême droite, a mis l’accent sur les valeurs traditionnelles au cours de son discours. « Nous voulons que la Pologne soit normale, forte, sûre, avec des frontières sûres et prospère, sans immigrants illégaux », a-t-il déclaré. Il a félicité les supporters pour avoir résisté à la « propagande et aux modes idéologiques » dans les stades et a attribué leur courage à sa victoire aux élections de 2025. Mêlant patriotisme et foi, Nawrocki a invoqué les principes chrétiens d’amour, de miséricorde et d’ouverture. Il a fait référence au sermon sur la montagne de Jésus, conseillant aux supporters d’« aimer ceux qui vous haïssent » au milieu d’années d’attaques médiatiques et politiques les qualifiant de nationalistes ou de violents.

Les critiques de la coalition au pouvoir de gauche, dont le député Tomasz Trela de La Gauche, ont qualifié l’événement de rassemblement de « voyous de stade ». Des reportages ont souligné l’adhésion de Nawrocki à un chef hooligan au passé criminel, et les pèlerinages passés ont comporté des chants et des symboles controversés. Cependant, Nawrocki a nié tout lien criminel, n’ayant fait l’objet d’aucune accusation malgré les calomnies proférées pendant sa campagne.

Cet événement met en évidence le clivage culturel de la Pologne : les conservateurs applaudissent la défense des frontières et de la foi par Nawrocki contre la migration incontrôlée, tandis que les progressistes dénoncent un prétendu extrémisme. Alors que l’Europe est aux prises avec des crises migratoires, le message de Nawrocki trouve un écho auprès de ceux qui accordent la priorité à la sécurité, au patrimoine et au bon sens.

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